Avant j’étais un loup mais ça, c’était avant !

Today, Maman est au repos forcé alors j’en profite pour lui faire reprendre la plume sur un sujet qui me tient à coeur : l’éducation. Vous avez sûrement compris que chez nous on est plus « Bisounours » que « Gros Dur » mais ce n’est pas pour autant que c’est la fête du slip à la maison tous les jours, je vous rassure 😀

Mais reprenons depuis le début et faisons un bond dans l’inter-espace pour nous retrouver en février 2012. À cette époque, Maman était sur le point de terminer ses études et avait craqué sur ma jolie frimousse sur le site de Galgos France (allez, petit coup de pub en passant => www.galgosfrance.net). Son dossier ayant été validé pour mon adoption, elle s’est alors posée tout un tas de questions sur la façon d’éduquer un chien déjà presque adulte et c’est ainsi qu’elle est tombée sur tout un tas de mises en garde assez inquiétantes que l’on peut résumer par la phrase suivante : « le chien descend du loup qui est un animal de meute et à ce titre c’est à vous de vous imposer à lui afin de rester le dominant ». Un peu inquiète, elle s’est donc mise à la recherche de bons conseils pour ne pas se faire « dominer » par le loup en puissance que j’étais et qu’elle allait bientôt accueillir dans « sa meute » familiale, et voilà sur quoi elle est tombée : « le dominant (= l’humain) mange en premier, passe les portes en premier, dort sur les lieux en hauteur (=le lit, le canapé) parce que dans la Nature le loup dominant de la meute se comporte ainsi », « le dominant (l’humain, toujours) doit pouvoir enlever la nourriture de la bouche du dominé », « le dominant (suspense… l’humain, bien sûr !) doit pouvoir retourner le dominé sur le dos pour bien lui faire comprendre qui commande dans la meute », « si le chien grogne sur un humain ou un autre chien c’est qu’il est dominant » et patati et patata, tout un tas de trucs comme ça assez flippants, je dois le reconnaître. Partagée entre son désir de m’accueillir près d’elle et la crainte de se faire bouffer par le dangereux prédateur que visiblement je ne manquerai pas d’être une fois arrivée à la maison, ma chère Maman s’est ainsi juré de ne pas « se laisser bouffer » et a eu ainsi la ferme détermination de ne rien me laisser passer. C’est comme ça que pendant, allez, deux mois, je me suis retrouvée, en vrac, à manger certains soirs à 23h parce qu’elle rentrait tard des écuries, à me faire piquer mes croquettes sous le nez sans avoir le droit de ne rien dire ou encore à ne pas avoir le droit de passer la moindre porte sans qu’elle ne se précipite devant moi pour être la première à sortir…

Heureusement, que dis-je : HEUREUSEMENT qu’un jour sa tata et sa cousine ont débarqué à la maison et lui ont parlé de ce qu’on appelle la « méthode naturelle » parce que sinon je ne sais pas où on en serait aujourd’hui… Nan mais je vous jure, on lit de ces trucs, des fois ! Et heureusement aussi que ma chèèèère Maman est curieuse comme une fouine et qu’elle a fini par se renseigner sur tout ça sinon, telle que je la connais, elle aurait vraiment fini par se monter le bourrichon toute seule…

Alors comme je me doute que vous aussi, chers lecteurs, vous avez sûrement déjà lu ou entendu des choses comme ça, je vais vous livrer ici les fruits de nos recherches respectives afin de vous laisser entrevoir une autre façon de concevoir l’éducation… Allez, c’est parti 🙂

« Le chien descend du loup… » 

…ou pas, pour ce qu’on en sait ! Pendant longtemps, cette affirmation a servi de ligne directrice aux méthodes d’éducation et sont même encore en vogue un peu partout. Toutefois, d’autres voix s’élèvent pour essayer de proposer une autre vision du chien, qui ne soit pas calquée sur de prétendues accointances avec son soi-disant ancêtre le loup et pour également changer la façon qu’on peut encore parfois avoir de ses besoins et de son éducation. Ces études, menées entre autres par le chercheur Ray Coppinger, avancent l’idée que le chien ne descendrait pas du loup mais d’une espèce apparentée aux loups, aux coyotes ou aux chacals. Haha, ça changerait tout, hein 🙂 Quoi qu’il en soit, ce n’est pas moi, humble Belette de mon état, qui vais prétendre détenir la vérité… mais je trouve que ce point de vue doit également s’entendre, d’autant plus qu’il ouvre la porte à une vision des rapports hommes/chiens (mais aussi chiens/chiens) beaucoup plus sereine et apaisée ainsi qu’à des méthodes d’éducation beaucoup plus respectueuses de part et d’autre et à des résultats tout aussi probants voire bien plus satisfaisants ! Voyons d’ailleurs la suite…

« …qui est un animal de meute… »

Là encore, je dis : attention ! Les études dont je vous parlais plus haut et sur lesquelles se fondent les méthodes et techniques d’éducation dites « traditionnelles » reposent sur une vision que certains pensent être erronée des rapports au sein d’un groupe de loups, et notamment le fait qu’ils vivent en meute. Or ce que ces scientifiques appellent « meutes » sont en fait des groupes familiaux structurés autour de parents et de leurs petits, parfois sur plusieurs générations. Certains vivent en couple et les autres enfin vivent seuls, en « loups solitaires ». Donc pour récapituler : les loups ne vivent pas en meute et les chiens ne sont pas des loups : une fois qu’on s’est mis ça en tête, je vous assure que tout est beaucoup plus plus fun 😀

« …et à ce titre c’est à vous de vous imposer à lui afin de rester le dominant »

Ah, ce fameux dominant ! On en entend de belles à son sujet, et à toutes les sauces, encore ! Un chien qui grogne ? Il est dominant ! Un chien qui tire en laisse ? Dominant ! Un chien qui, heu, je ne sais pas, moi, ne revient pas quand on l’appelle ? Et allez, je vous le donne en mille : DO-MI-NANT ! Bref, là encore, il va nous falloir faire un petit détour pour comprendre où je veux en venir.

Pour faire simple, je dirais que nous, les chiens, on n’aime pas faire d’histoires, voilà. On n’aime pas la bagarre, on n’aime pas les conflits, et on fait tout pour éviter d’en arriver à se battre entre nous. Pour ça, on dispose de toute une palette de postures, d’attitudes, de mimiques… qui nous permettent de nous comprendre et de faire passer différents messages aux autres individus qui nous entourent (si, si, rappelez-vous, je vous ai déjà parlé ICI, ça s’appelle les signaux d’apaisement).

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Petit florilège des attitudes qu’on peut adopter quand on croise un congénère, ici avec ma copine Hambou : se renifler, se lécher les babines, lever la patte… sont autant de signaux échangés en vue d’une bonne compréhension mutuelle… C’est joli, hein 😀

Bon par contre on ne vit pas au pays des Bisounours non plus, hein, faut pas rêver, et chaque individu va oeuvrer pour conserver les ressources les plus chères à ses yeux. Dans le désordre, une ressource ça peut être un truc à manger, un endroit où dormir, un copain qu’on considère comme NOTRE copain et pas celui des autres, un jouet… bref, tout plein de trucs variables d’un chien à l’autre. Regardez chez nous, par exemple : moi les autres peuvent venir me piquer mon panier, je m’en fiche, par contre qu’ils essayent de s’approcher de ma gamelle quand je manger et ils vont voir de quel bois je me chauffe… Pour Zaza c’est l’inverse : elle aime beaucoup manger mais pas au point d’aller se battre contre quelqu’un qui s’approcherait trop près, par contre je vous mets au défi de faire approcher un autre chien de son panier quand elle dort, héhé… Doudoune c’est encore différent : lui on peut lui piquer sa gamelle, son panier, il ne dira rien, par contre si on s’approche de son jouet on se fait appeler « Georgette » à tous les coups !

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La bouffe, c’est sacré ! 

En fait il n’y a pas de « dominant » ou de « dominé » entre nous. Si on adopte parfois des postures dites « de soumission » c’est de notre plein gré et uniquement pour faire comprendre au chien d’en face que non, on ne vient pas lui chercher des noises, promis… Si l’autre chien connaît bien ses codes, il va venir faire un peu son Kéké puis va lui aussi passer à autre chose, en mode « Ok, message reçu, mais que je ne t’y reprenne plus « ! et voilà, c’est aussi simple que ça 🙂 Puis la fois d’après c’est ce même chien qui va adopter de lui-même une posture de soumission ou d’apaisement face à nous pour qu’on ne vienne pas lui coller une rouste : ça dépend des situations, en fait ! Bon après il y a d’autres paramètres qui peuvent faire qu’on en vient quand même à se bastonner, mais là c’est une autre paire de manches : soit on n’a pas appris à « lire » les autres chiens et on prend la mouche avant même qu’ils aient eu le temps de faire passer le message, soit on peut avoir peur qu’il nous arrive quelque chose et on prend les devants en attaquant, on peut aussi avoir un problème de santé qui lève les inhibitions qu’on a pourtant appris très tôt (genre problème de thyroïde) ou même n’avoir reçu aucune éducation et pris de mauvaises habitudes. Bref, le « passage à l’acte » comme on dit, le fait d’attaquer, n’a pas grand chose à voir avec une prétendue dominance et peut avoir tout un tas de raisons sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici mais qui se travaillent au moyen de méthodes d’éducation basées sur la compréhension des relations entre chiens, de patience, de récompenses et de médicaments si besoin.

Ceci étant dit, je fais (enfin) aller à l’essentiel : nous n’avons pas besoin que vous vous mettiez dans la peau d’un dominant, pour la simple et bonne raison que même entre nous il n’y a pas de dominant ! Et puis après tout c’est bien une idée d’humain, ça, de vouloir « dominer » une autre espèce ! Genre vous « dominez » vos chats, aussi, vos poules, vos cochons ? « Nan mais ALLÔ, quoi, t’es un bipède et tu domines pas tes animaux ?? » Bon, plus sérieusement, je vous rappelle que la « dominance inter-spécifique » n’existe tout bonnement pas, alors ne vous donnez pas tant de mal, promis il ne vous arrivera rien si vous mangez après nous ou si vous passer les portes à notre suite et nous ne transformerons pas en Gremlins si vous nous laissez dormir avec vous ou monter sur le canapé 😉 On ne communique pas de la même façon, ça c’est certain : mais plutôt que de vous faire de (fausses) idées sur une éventuelle tentative de pütsch dans votre maison, pourquoi ne pas apprendre à « lire » ces fameux signaux d’apaisement et à communiquer avec nous, hum ? En voilà une idée qu’elle est bonne 😀

La suite n’est qu’une question d’éducation : vous pouvez très bien ne pas vouloir que votre chien monte sur votre lit ou votre canapé, ou encore n’ait pas accès à certaines pièces de votre logis et orienter son éducation en ce sens, pas de problème ! Mais de grâce, ne venez pas mettre de « dominance » ou de « hiérarchie » par-dessus, ne voyez pas le mal partout : chiens et humains peuvent très bien vivre ensemble sans entrer dans un rapport de force au moindre prétexte 😀

Autre sujet qui me tient à coeur et dont il faut absolument que je vous parle puisqu’on aborde ici la question de la « dominance » : puisqu’on vient de se dire qu’on n’avait plus besoin de se dominer l’un l’autre, vous pouvez d’ores et déjà oublier l’idée de nous plaquer au sol dès qu’on fait un pet de travers 😉 Nan parce qu’à part nous faire une bonne grosse frayeur vous n’arriveriez à rien de bon : de 1) parce quand on adopte cette posture face à un autre chien c’est de notre plein gré et de 2) parce que quand un chien en vient à en choper un autre par la peau du cou et à essayer de le retourner, en général ça sent mauvais et ça peut faire très mal…

Bon, encore une fois, vous avez vu, je ne sais pas faire court… mais faut dire que ce sujet me tient à coeur car je vois encore beaucoup de situations où cette conception obsolète et erronée du chien non seulement n’apporte pas de solutions concrètes mais pire, aggrave terriblement la situation :/ En vrac, ça peut donner :

– Des chiens qui, à force de ne pas avoir été écoutés et compris, deviennent agressifs envers les humains et/ou les chiens et en viennent à mordre et à faire de sérieux dégâts ;

– Des problèmes de comportement qui ne disparaissent pas, d’autres qui apparaissent : aboiements, destructions, agressivité…

– Problèmes de santé : stress, plaies de léchage pour les chiens anxieux, problèmes aux cervicales pour les chiens ayant porté un collier étrangleur…

…j’en passe et des meilleures ! Alors si ce petit topo vous a interpellé ou même intéressé, je vous conseille de vous renseigner sur ce qu’on appelle les « méthodes d’éducation positives et amicales » soit auprès de Maman qui se fera une joie de vous aiguiller soit auprès de votre moteur de recherche préféré qui vous guidera très facilement vers tout un tas de liens et de forums ultra-intéressants à parcourir 😀 Je vous assure que vous aurez tout à y gagner et pas grand chose à y perdre si ce n’est votre égo d’ex-maître « dominant et fier de l’être » 😉 Je vous rassure, on s’en sort très bien !! 

Pour celles (et ceux, soyons fous…) qui voudraient en savoir plus je vous invite à vous rendre sur ce forum dédié aux méthodes d’éducation positive et amicales : vous y trouverez pleiiiiin d’informations et de discussions passionnantes ainsi que des gens très sympas et ouverts alors n’hésitez pas à aller y faire un tour et même à vous y inscrire si le coeur vous en dit : CLICK

Et si vous êtes à la recherche d’un éducateur canin travaillant « en positif » je vous invite à aller jeter un oeil (ou les deux, c’est selon) sur cette carte qui répertorie tous les professionnels identifiés comme tels : ET RE-CLICK

Enjoy 😀

De retour chez Paulina pour découvrir le pistage :D

Hier, samedi 7 février 2015, toute notre petite famille a embarqué à bord de la Papamobile direction… le Vexin ! Si vous suivez mes aventures ce nom vous dire sûrement quelque chose, et pour cause : nous sommes retournés chez Un chien (presque) parfait retrouver Paulina Druri et deux autres équipes afin de participer, tatam… à notre première journée de pistage 😀 Si, si, comme je vous le dis ! Et cette fois Papa, Doudoune et Zaza étaient de la partie, imaginez la fine équipe !

Bon, quand je parle de « pistage » ce n’est pas tout à fait à prendre au sens décrit par la SSC, hein, à savoir « Le travail du chien consiste à suivre une piste (un parcours prédéfini) comportant certaines difficultés où le chien doit trouver un ou plusieurs objets, le rapporter à son maître, s’asseoir devant lui objet en gueule ou marquer l’objet en se couchant devant. » Nous, avec Paulina, on s’amusait plus à suivre l’odeur d’une personne (la « victime ») en sniffant d’abord l’objet qu’elle avait amené avec elle et qui portait son odeur à travers différents chemins, dans les champs, à l’orée d’une forêt ou encore en ville. Une fois qu’on l’avait trouvé, on avait droit à tout plein de supers récompenses bien puantes 😀 En fait on faisait plus du mantrailing que du pistage mais ça nous a bien plu et on s’est bien amusé !

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On a commencé la journée dans de grands champs agrémentés de petits bois où les victimes pouvaient sans trop de difficultés aller se planquer. C’est d’abord Kira, une chouette croisée adoptée au Portugal (coucou, copine !) qui s’y colle et Bruno qui a joué la victime. Kira, elle est trop balèze, elle nous a bluffé ! Nous on suivait derrière avec Paulina qui supervisait les opérations et nous expliquait en même temps ce qui se jouait devant nos yeux : le chien sûr de lui puis dans le doute, les « négatifs » c’est-à-dire les fausses pistes qu’il faut abandonner pour se reconcentrer sur la personne à trouver, les distractions… Super intéressant, on en a profité pour peaufiner nos lectures posturales, les signaux d’apaisement, etc…

Ce fut ensuite au tour de… Doudoune, oui, oui, mon copain Doudoune 😀 Bon alors lui il était un peu déboussolé de se retrouver ainsi en pleine campagne après une heure et demi de voiture et il a eu du mal à se prendre au jeu, même si retrouver la personne n’a semblé lui poser aucun problème 🙂 En fait c’est juste qu’il ne lui accordait aucune importance, à cette pauvre victime, car il y avait bien trop de trucs intéressants autour d’elle ^_^ Qu’à cela ne tienne, on a répété l’exercice plusieurs fois et jamais il n’est parti dans le mauvais sens, bravo Doudoune !

C’est ensuite Zaza qui s’y est collée et alors elle, pareil : zéro problème pour trouver la personne mais aucune intérêt pour la victime en elle-même et encore moins pour les récompenses : Zaza, elle chasse pour elle, pas pour les autres, et quand elle est stressée elle arrête de manger, carrément… Pas grave, on a aussi recommencé plusieurs fois sur de toutes petites pistes et à chaque fois elle a tapé dans le mille alors ça nous a bien suffit 🙂

On a ensuite fait passer le beau Fire, Berger Australien de son état (lui c’était carrément un pro, trop fort le Fire), puis je suis entrée en piste, Royale Belette devant l’Inconnu, fière et digne et… au taquet 😀 Moi ça m’a vraiment plu, le mantrailing en forêt, fallait voir ça ! Une vraie fusée, ziiiiiioum ! En deux coups de nez je retrouvais notre copine du jour Thérésa qui était partie se planquer à divers endroits plus ou moins éloignés. Bon par contre même problème que Zaza, les récompenses heu… bof, bof… Maman s’arrachait les cheveux : pâté ? bof. Knacky ? bof. Fromage ? bof. Foie, coeur ? bof et re-bof. Du coup après chaque « découverte » ma récompense c’était d’aller sentir un peu tout ce qu’il y avait autour, vu que c’est ce qui m’intéressait le plus à ce moment-là… mais c’était rigolo, quand même, et je crois que Papa et Maman se sont bien amusés aussi 🙂

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Coucou, Thérésa ! Aboule les Knacky ! 

Pour finir c’est Heaven, un croisé berger adopté à la SPA qui est entré en piste. Lui ça n’était que sa deuxième ou troisième fois mais pareil, il dépotait 😀

Après ça les bipèdes ont fait une petite pause café puis on est parti affronter un nouvel environnement : la VILLE.

En ville, rebelote : une équipe, une victime mais d’autres styles de distractions comme des voitures, d’autres gens, des chiens…

Cette fois c’est moi qui a commencé, et là j’avoue que ça me faisait moins rire qu’en pleine campagne… Tout plein d’odeurs comme ça, moi je n’y résiste pas 😀 Du coup Maman a accéléré le pas pour que je reste concentrée sur ma victime (aka Bruno pour l’occasion) et une fois remise dans le bain je l’ai trouvé sans problème même si je ne prêtais toujours pas (ou peu) d’intérêt à ses récompenses…

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Là !!! Un Bruno !!!

Au tour de Zaza, maintenant : elle, la ville, ça ne l’a pas fait du tout. Pas du tout à l’aise, la Zaza, puis fatiguée, stressée… On a tenté plusieurs courtes pistes faciles mais non, ça ne venait pas, trop de distractions pour elle à ce moment… Pas grave, elle a eu sa dose de félicitations quand même, elle l’a bien mérité 🙂

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Gracieuse Zaza ❤

Fire est ensuite entré en piste et lui il nous a carrément montré ce que ce genre de travail pouvait donner en quelques mois : Thérésa était partie se cacher sans qu’il ne la voie et sans qu’il ne sente son objet mais il l’a retrouvé en deux temps, trois mouvements, bravo Fire !

C’est ensuite Doudoune qui s’y est collé, et lui ça a été notre grande fierté du jour tellement il s’est bien débrouillé 😀 Bon on restait sur des pistes courtes et faciles mais quand même, au taquet dès qu’il voyait la victime partir, à fond pendant la course et droit au but pour les friandises dès le troisième essai, bravo Doudoune tu es le plus fort ! Même Papa n’en revenait pas 😀

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Trop fort, Roudoudoune !!!!

Pour terminer c’est Kira et Heaven qui sont passés et Maman qui a joué la victime puis on est revenu aux voitures pour un petit debriefing et pour se dire au revoir 🙂

Bilan : toute la famille s’est bien amusée sauf peut-être Zaza qui a pas mal stressé durant la partie en ville, mais de belles surprises malgré tout : Zaza et moi qui avons pigé le truc en campagne dès le début, Doudoune qui s’est révélé durant la partie en ville, aucun carton avec les autres chiens, de belles rencontres bref… une journée comme on les aime 😀 Paulina nous a aussi expliqué qu’elle avait déjà vu un Podenco durant l’un de ses stages et franchement je conseille cette activité à toutes celles et ceux qui ont envie de passer du bon temps avec leur compagnon : dépaysement et amusement garantis 😀 Même Gros Doudoune, si sensible et si prompt à partir en cacahuète, s’est bien comporté ce jour-là : le fait d’avoir un « job » à faire lui a permis de se concentrer sur quelque chose et de ne plus prêter une attention aussi soutenue à son environnement. Bref, chouette expérience qu’on réitérera dès qu’on pourra 😀

Le jour où je suis allée faire un stage d’initiation à l’ostéopathie :D

Dimanche 25 janvier 2015, 7h00 : le réveil sonne, et là… je me dis que c’est mort pour moi…. En général quand ça se réveille si tôt le week-end c’est que je suis bonne pour partir en stage. Ça n’a pas loupé, c’est reparti pour une grasse mat’ avortée, et oui : encore une !

Bon, cette fois on n’allait pas loin et en plus il y avait les copains du club, c’est déjà ça ! Direction donc Choisel, à 30 minutes de la maison, pour rencontrer Prune Arnoul et les autres participants au stage « S’initier et comprendre l’ostéopathie canine ». Super accueil, un grand terrain pour se dégourdir les pattes et un coin douillet dans la maison pour poser ses bagages et terminer sa nuit tranquillement. Pour les bipèdes, c’est boissons chaudes et pains au chocolat, yummy !

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À 9h00 c’est parti, on commence par une petite présentation de l’histoire de l’ostéopathie, où on apprend qu’en fait c’est loin d’être une discipline « récente » puisque les Égyptiens et les Grecs s’y adonnaient déjà bien avant qu’on se mette à en faire des tonnes à ce sujet. Parce que oui, visiblement c’est une discipline qui a eu du mal à se faire une place dans le monde médical alors qu’à première vue, l’approche qu’on y développe semble au contraire être d’une logique imparable : « apprécier l’équilibre d’un individu, en diagnostiquer tous les troubles et d’estimer les pertes de mobilité des différentes structures du patient en déterminant leur origine et en les résolvant manuellement ». Bref, une approche holistique prenant en compte l’ensemble des structures corporelles : os, articulations, organes, viscères, muscles, etc…

La partie théorique continue durant la matinée. On y a abordé les grands principes qui guident la pratique de l’ostéopathie et les relations qu’on peut observer entre ces différents éléments. Non seulement c’est passionnant mais ça permet aussi de comprendre tout un tas de trucs, c’est fascinant !! Puis on est entré dans le vif du sujet en faisant un tour d’horizon des signes de dysfonction observable lors du diagnostic et les barrières corporelles puis enfin les conséquences de ces dysfonctions sur l’ensemble du corps à court, moyen et court terme. Tout un programme !!

On est ensuite passé à la pratique et c’est là que ça s’est corsé pour moi…! Les stagiaires ont commencé par rechercher les zones chaudes,froides, dures et molles sur le corps de leur partenaire à quatre pattes. Dans mon cas, ça donne : zones chaudes autour de la tête et zone de contraction le long des vertèbres lombaires du côté gauche. Hoho, pas bon, ça ! Nous autres compagnons quadrupèdes sommes ensuite passés entre les différentes mains des stagiaires qui avaient besoin de s’exercer, la tronche que je tirais, roh… Bon ça s’est finalement bien passé pour moi, j’ai été très sage malgré ma tête de chien blasée ^_^

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Ça, c’est de la tête de cochon !!

Vient le moment des vertèbres : cervicales, thoraciques, lombaires, coccygiennes et là encore, la théorie a vite fait place à la pratique ! Bah vu le temps que Maman a mis à me trifouiller j’en déduis que ça n’est pas si facile que ça 😀 Là encore on s’est entraîné « entre nous » pour que nos bipèdes se fassent la main, ce qui leur a bien permis de « sentir » ces fameuses vertèbres si difficiles à trouver 😀 On a aussi vu les différents mouvements possibles des vertèbres puis on est retourné s’entraîner à les sentir sur nous autres, pauvres cobayes.

Après une petite pause miam-miam les bipèdes sont retournés à leurs crayons pour prendre en note les rudiments de l’examen extérieur : de dos, de face, de profil, en statique, en mouvement, en cercle… et du repérage de boiteries. Pas évident, mais la suite des opérations leur a permis de mettre tout ça en pratique ! C’est donc parti pour un petit défilé collection Podette sur tapis de feuilles 😀 Bon je crois que c’est là qu’on a perdu Maman qui n’a définitivement pas le coup d’oeil : les Borders, ça va trop vite pour elle !! Heureusement moi je n’allais pas bien vite, ce qui lui a permis de voir de quoi on lui parlait et là… ARGH !! C’est un fait, je suis complètement de traviole !! Gauche, droite, rien ne va, un vrai Scoubidou !! Et Maman qui n’a rien vu depuis tout ce temps, roh j’espère qu’elle a honte, au moins… Du coup j’ai cru entendre que j’avais gagné un ticket pour une consultation chez Prune : heuuuuu ????? Bon, si y’a pas le choix, hein…

Pour terminer on est retourné à l’intérieur pour repartir à la recherche des fameuses zones chaudes, froides, dures et molles qu’on a essayé de détecter au début de la journée et voir l’évolution après un petit temps d’exercice. Bilan pour ma pomme, c’est tout le côté gauche qui est chaud patate et non plus juste une zone près des lombaires, bingo…

Bilan de la journée : une chouette expérience que Maman est très contente d’avoir vécu même si moi j’avoue que je m’en serais bien passée, les dimanches passés à crapahuter, bof pour moi m’enfin je m’exécute de bonne grâce parce que je suis une brave Belette, moi 😀 Prune est très sympa et connaît parfaitement son sujet, c’est un plaisir de discuter de choses et d’autres avec elle ! Aujourd’hui on a appris pas mal de choses qui je l’espère permettront à Maman d’exercer son oeil critique et de repérer les déséquilibres qui nécessitent des soins. Même si elle est loin d’être devenue une experte en palpations en tous genres, elle aura au moins les clés pour une première évaluation qu’elle pourra mettre en relation avec le reste de ses connaissances et ça nous servira à tous les trois, enfin je l’espère ! 😀 

On vous la souhaite bien bonne !

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Et voilà déjà une année que ce blog existe… Wahou, ça passe vite !

En 12 mois nous avons vécu pas mal de chouettes moments, d’autres un peu plus difficiles bien sûr mais dans l’ensemble c’est une année riche en événements qui se termine 🙂 Le départ de Lily adoptée par une super famille de Chnordistes, l’arrivée de Zaza, ses problèmes de santé récurrents, son opération mais aussi le stage et les cours en ligne chez Déclic et des chiens, le stage Chiens visiteurs, le stage chez Paulina, les cours d’agility avec les copains du club, les 25 ans de Môman et Pôpa, l’initiation à la PVL et la rencontre avec les autres Pods’maniacs du coin, l’aménagement dans la nouvelle maison, les travaux, les inondations, le diplôme de la sister, j’en passe et des meilleures !

Oui, c’est une chouette année qui se termine mais comme on est gourmand on attend encore mieux de celle qui s’annonce : d’autres stages avec des personnes qu’on connaît déjà et d’autres qu’on ne connaît pas encore, encore et toujours de l’agility, une formation de monitrice (ça, c’est pour maman : pas de raison qu’il n’y ait que moi qui bosse, ici !), de beaux projets familiaux qui se dessinent, des chevaux, des chiens, des copains, du fun, de l’éclate, de la joie, bref… : on va vivre 2015 à 100% aux côtés de ceux qui nous entourent et de ceux dont nous ferons la connaissance, en espérant qu’ils soient nombreux 🙂 Et on croise les pattes pour que Zaza trouve vite sa famille définitive, allez on y croit car elle le mérite !

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Bonne année à tous ! 

Bilan d’une année de blogage intempestif

Tout récemment Aryette la Belette – le blog a fêté son premier anniversaire 🙂

A cette occasion, qui coïncide drôlement bien avec la fin de l’année, WordPress nous a envoyé un petit bilan de notre activité que je vous ai synthétisé !

Alors déjà, ce blog a été visité 2100 fois en 2014 : balèze, Blaise ! Bon ok, faut reconnaître que maman a sûrement fait monter les stats en se connectant 15 fois après chaque article pour vérifier la mise en page mais bon, on fera comme si, hein, bon !

Ensuite, et bien j’ai le plaisir de constater que nos articles les plus commentés furent ceux qui parlaient des préjugés dont nous autres Podencos sommes victimes 🙂 Un chouette résultat, je trouve, qui prouve que ces préjugés, même si ils ont la vie dure, sont en passe d’être reconnus comme le fruit d’une méconnaissance de la race, de son histoire et de ses besoins. Et donc que de plus en plus de gens connaissent les Podencos et sont en mesure de témoigner de leur absence de fondement. Et toc !

Quelques liens pour rappel :

Tout ce que vous avez déjà entendu sur les Pods sans jamais savoir si c’était vrai ou non : le témoignage d’une Belette immigrée – Partie I

https://aryettelabelette.wordpress.com/2014/01/22/tout-ce-que-vous-avez-deja-entendu-sur-les-pods-sans-jamais-savoir-si-cetait-vrai-ou-non-le-temoignage-dune-belette-immigree-partie-i/

Partie II

https://aryettelabelette.wordpress.com/2014/01/30/tout-ce-que-vous-avez-deja-entendu-sur-les-pods-sans-jamais-savoir-si-cetait-vrai-ou-non-le-temoignage-dune-belette-immigree-partie-ii/

Partie III

https://aryettelabelette.wordpress.com/2014/01/30/tout-ce-que-vous-avez-deja-entendu-sur-les-pods-sans-jamais-savoir-si-cetait-vrai-ou-non-le-temoignage-dune-belette-immigree-partie-ii/

Enfin, j’ai appris à la lecture de ce résumé que parmi tous nos visiteurs beaucoup venaient de loin, trèèès loin : USA, Brésil, Russie, Norvège, Royaume-Uni, Pays-Bas et bien sûr Belgique, Suisse et France : ben ça, ça fait drôlement plaisir ! Aryette la Belette s’exporte dans le monde entier, youhou ! Bon je vais devoir me mettre aux langues étrangères, moi 😀

Bon, soyons honnêtes : ce petit article n’avait pour autre but que de vous remercier, tous, visiteurs réguliers ou occasionnels, avertis ou Padawans, conscients ou inconscients de ce que vous êtes venus chercher ici, d’avoir posé les yeux sur mes humbles témoignages. J’espère que 2015 continuera ainsi et que d’autres belles choses vont nous arriver cette année et que le long travail de reconnaissance de cette race magnifique (et modeste, comme vous pouvez le constater) se poursuivra encore longtemps ! Longue vie aux Podencos, et pour ceux qui se tâtent encore, allez-y, lancez-vous : adoptez ! 

Une Belette (presque) parfaite

Encore un réveil en fanfare pour la pauvre Belette que je suis… C’est fou, ça ! Plus moyen de passer un dimanche tranquille ! Et pendant que Zaza et Doudoune faisaient la grasse mat’ avec Papa moi je me fardais une heure et demi de route à travers la région Parisienne, tout ça pour quoi ? Pour un stage ! Oui, encore un ! Bon, qu’est-ce que Maman nous a encore mijoté, hum ? Nan parce que moi j’aime bien les stages, mais faut dire que le dernier qu’on a fait ne m’a pas laissé un super souvenir, hein… Trop de monde, trop de chiens, trop de trucs compliqués à gérer, c’est pas pour moi, tout ça… Bon alors, qu’est-ce qu’on a au menu, aujourd’hui ? « Signaux d’apaisement – Niveau II » allons bon… Signaux d’apaisement je connais, ça fait partie du langage canin depuis des millénaires, pas besoin d’un stage pour ça… Hein ? Comment ? Les humains ne sont pas tous au courant, comment ça pas au courant ?? Ah bah ça promet, bon bah allons-y pour ce stage, alors…

Déjà, « signaux d’apaisement » : de quoi on parle ? Petite définition issue du livre de Turid Rugaas, Les signaux d’apaisement : les bases de la communication canine, paru aux éditions du Génie Canin en 2009 : « Ces signaux sont employés dans un premier temps en prévention pour éviter les menaces des gens et des chiens, calmer la nervosité, la peur, le bruit ou toute chose désagréable. Les chiens emploient les signaux d’apaisement pour s’apaiser quand ils se sentent stressés ou inquiets, pour signifier aux autres qu’ils peuvent se sentir en sécurité, pour leur faire comprendre la bienveillance indiquée par les signaux et pour se lier d’amitié avec les autres chiens et les personnes ». Voilà. Ces signaux tiennent à la fois de la posture du corps, de la tête, de la queue, des pattes… et des attitudes utilisées par les chiens pour communiquer entre eux et désamorcer de potentielles tensions dans leurs relations.

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Les saines lectures de Zaza

L’objectif de ce stage n’était pas de présenter ces signaux mais d’affiner la lecture que nos maîtres peuvent avoir de nous lorsque nous évoluons parmi nos congénères. Bah oui parce que pour nous ça va de soi (quoi que… certains chiens que je connais semblent avoir parfois du mal à décoder tout ça, Doudoune tu te sens visé ??) mais pour nos bipèdes, oulaaaaaah…. y’a du boulot ! Et comme Maman se sentait concernée, nous nous sommes retrouvées ce 16 novembre 2014 au fin fond du Vexin français, et c’est pas peu dire ! L’état des routes, My Godness, je m’en rappelle encore, j’étais secouée comme un panier à salade, moi ! Bon enfin bref, nous nous garons devant l’entrée de Chien (presque) parfait à 9h20 et nous sommes accueillies avec chaleur par Paulina Druri et Patrick, un autre stagiaire. Maman demande si je peux m’installer à l’intérieur dans ma cage en tissu et d’emblée je me fais installer comme une reine près du chauffage d’appoint installé à fort bon escient dans la petite salle… Un accueil 3 étoiles ❤

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Une adresse au poil ! 

Les stagiaires s’installent et je les entends écouter Paulina leur expliquer le programme de la matinée : d’abord le visionnage de quelques films, interactions entre les chiens des stagiaires, pause, re-visionnages et re-interactions entre chiens. De ce que j’en comprends, les films de Paulina ont été filmés dans un refuge en Pologne, et certains de ces chiens y ont été adoptés. Ça m’a touché, d’entendre ça… 🙂 On y voyait, dans le désordre : des chiens qui protégeaient leurs os ou leurs balles, des jeunes foufous qui se faisaient recadrer par des chiens plus âgés, des chiennes qui repoussaient les avances de mâles un peu trop oppressants….. Autant de situations qui auraient pu dégénérer si les protagonistes n’avaient pas maîtrisé ces fameux signaux d’apaisement 🙂 C’était super chouette de voir ces films, et très instructif, aussi ! Ça a rappelé à Maman son petit séjour au refuge de Cuenca, avec lequel travaille l’association pour laquelle elle est bénévole… souvenirs…

Suite à cela, on passe aux choses sérieuses ! Moi je ne passerai qu’en troisième et avec un chien plutôt tranquille et bien au fait des signaux d’apaisement. Travis – c’est son nom – a eu la politesse de ne pas venir me voir de trop près au début de notre interaction. Grâce à ça, chacun a pu vivre sa petite vie de son côté sur le grand terrain de Paulina, sans pression aucune et sans laisses et bipèdes pour fausser les résultats… Au bout de quelques minutes, Maman m’a rentré à l’intérieur et Travis a continué sur le terrain avec d’autres chiens. Paulina est très attentive à l’état émotionnel de ses stagiaires et ça, c’était super appréciable ! Pour la deuxième interaction, c’est avec sa propre chienne Golden Retriever que j’ai fait connaissance. Cette fois je connaissais un peu mieux le terrain et les gens qui étaient dessus, je me suis un peu dégourdie et suis venue faire les présentations. La louloute n’est absolument pas à l’aise face aux autres chiens, ça tombe bien : moi non plus ! Du coup, après un rapide sniffage en règle, chacune est repartie vaquer à ses occupations : poupouiages pour Madame Golden, chasse aux mulots pour moi ! Maman m’a ensuite « remise en boîte » et est repartie assister aux autres échanges : une jeune Akita, deux Airedale Terriers, un Rottweiller… de chouettes participants 🙂 Puis les stagiaires sont rentrés dans la salle et ont fait une petite pause. De ce que j’en ai entendu, leurs discussions avaient l’air sympa et tout le monde avait l’air d’être sur la même longueur d’onde : méthodes positives et amicales, chiens réactifs, renforcement positif….. que des trucs qui sonnent doux à mes oreilles de Belette ^_^

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Une petite palette de signaux d’apaisement…

Source photo : http://www.zenmonchien.com 

Après cette petite pause tout à fait bienvenue, on reprend les interactions et cette fois c’est avec Travis et Tayson, le Papy Rott’ de 12 ans, que j’entre en piste………. Watcha ! Ben Papy Rott’ il ne m’a pas plus, mais alors pas DU TOUT ^_^ Lui c’était abord direct, gros yeux et attitude bien macho viril, heu comment dire… NO WAY, pas de ça avec moi, Monsieur ! Du coup il a eu droit à de la grande Belette de compèt’ : et vas-y que je te dresse les poils, que je te montre les quenottes, que je fais un bruit de gorge bien rocailleux façon Hulk en mutation…. Comme mon petit manège n’impressionnait pas Tayson le moins du monde, Paulina est intervenue en s’interposant entre nous deux et a demandé à la Maman de Papy Rott’ d’éloigner son bonhomme. Je suis donc restée seule avec Travis et même si j’étais déjà plus démonstrative que lors de notre première interaction on sentait qu’on n’était pas très à l’aise, tous les deux… Lui m’appelait à jouer pour désamorcer la situation et moi je lui gueulais dessus comme un putois dès qu’il faisait mine de bouger un peu trop. Paulina a alors expliqué à nos bipèdes que nos attitudes démontraient un certain malaise, moi j’avais des appréhensions en voyant Travis bouger autant et lui ne savait pas comment réagir face à mes remontrances. On a terminé la séance en marchant ensemble à quelques mètres d’intervalle puis on est reparti chacun dans nos pénates. Nos bipèdes ont continué à regarder les autres chiens puis je suis re-rentrée en piste : pour ma dernière apparition, c’est aux côtés d’Elliot, un jeune Airedale Terrier de deux ans, que j’ai dû évoluer. Mais alors, comment dire…. Elliott était très sympa, hein, rien à dire là-dessus, mais heu, là, tout de suite, maintenant…. ça ne l’a pas fait non plus avec lui ! Pas facile, la Belette, hein ? Faut dire qu’Elliott était jeune, tout « foufou » et bien trop remuant pour moi qui n’aspire qu’au calme et à la volupté…. Du coup Paulina a bien géré la chose en demandant au maître d’Elliott de ne plus avancer et en allant ouvrir la porte vers l’intérieur de la salle où était rangée ma cage de repos. Ni une ni deux, me voilà rentrée bien au chaud et loin de toute cette jeunesse pleine de fougue 😉

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« Mais jamais tu fais gaffe quand on te parle ??? »

Ça peut paraître bizarre, de lire ça… On pourrait se demander ce qu’on en a tiré, de ces interactions avortées au bout de deux minutes à peine…. Et bien des tas de trucs, sur les signaux d’apaisement bien sûr, mais aussi sur la lecture comportementale des chiens, l’attitude des bipèdes et leurs effets sur l’évolution d’une interaction, les particularités des races et des traits de caractère… Une mine d’informations à laquelle je suis bien contente d’avoir assisté aux côtés de ma Maman, des autres stagiaires et de Paulina, qui m’a tout de suite plus de par sa simplicité, sa douceur et son accueil chaleureux. Une « adresse » que je recommande à toutes celles et ceux qui souhaitent perfectionner leurs capacités à « lire » leurs chiens et ceux des autres, qui aiment apprendre et s’ouvrir à de nouvelles choses et faire de belles rencontres ! Pis comme on comment à devenir accro à ce genre de week-ends forts instructifs, y’a de fortes chances qu’on remette vite les pattes chez Un Chien (presque) parfait 😉